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	<title>Colin Ducasse &#187; Jeannot</title>
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		<title>Petites turbulences pré-hivernales</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 22:58:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin Ducasse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis un peu pressé ces derniers temps pour avoir le temps d&#8217;écrire ici. Le travail et surtout le nouveau trajet que je dois emprunter pour m&#8217;y rendre m&#8217;épuisent, il faut préparer les représentations de théâtre de décembre mais la fatigue m&#8217;empêche de m&#8217;y consacrer comme je voudrais et quand j&#8217;ai du temps libre, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis un peu pressé ces derniers temps pour avoir le temps d&#8217;écrire ici. Le travail et surtout le nouveau trajet que je dois emprunter pour m&#8217;y rendre m&#8217;épuisent, il faut préparer les représentations de théâtre de décembre mais la fatigue m&#8217;empêche de m&#8217;y consacrer comme je voudrais et quand j&#8217;ai du temps libre, je me vautre dans la procrastination la plus savoureuse. En ce moment, ma vie semble faite d&#8217;échéances, de délais, de préavis à donner, de courrier à envoyer à temps ou d&#8217;appels téléphoniques que j&#8217;aurais du passer hier. J&#8217;ai beaucoup de mal à me concentrer sur les moments présents, je pense à New York où Chéri et moi serons dans trois jours, je repense à ce petit week-end tranquille que nous avons passé en Bretagne avec Jeannot et Simba, c&#8217;était bien, c&#8217;était reposant, une bulle d&#8217;éternité dans l&#8217;agitation de cette fin d&#8217;année où les urgences m&#8217;empêchent d&#8217;être totalement serein malgré l&#8217;<a href="http://www.colin-ducasse.net/2008/11/14/lappartement-magique/">appartement</a>, Ménilmontant et la douce euphorie qui abrutit mon esprit depuis que je sais que nous allons emménager ensemble pour de vrai. Le temps pour moi <a href="http://www.colin-ducasse.net/2008/06/11/chez-moi/">d&#8217;enfin poser mes valises</a>? Nous verrons bien. En tout cas je l&#8217;espère. Je le crois. Mais d&#8217;ici là, la fin de l&#8217;année promet d&#8217;être sportive, d&#8217;autant que je n&#8217;attends pas de nos vacances américaines qu&#8217;elles soient reposantes. Bon avec un peu de chance, elles me débarrasseront de ce bon gros rhume que j&#8217;ai du attraper après la soirée copieusement arrosée de samedi dernier et qui me met la tête dans un étau. Bon l&#8217;avantage dans tout ça, c&#8217;est que j&#8217;ai l&#8217;esprit suffisamment occupé pour ne pas ressasser d&#8217;idées sombres à l&#8217;approche de la période de Noël. Et si finalement, j&#8217;arrivais à passer <a href="http://www.colin-ducasse.net/2008/10/25/les-deux-visages-de-janvier/">l&#8217;épreuve</a> plus facilement que je ne l&#8217;appréhende. En tout cas, aujourd&#8217;hui, même si je suis débordé voire submergé par la masse des choses à faire, cela me donne l&#8217;envie d&#8217;en démordre et de surtout ne pas me laisser faire par mes fantômes.</p>
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		<title>D&#8217;entre les morts</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 12:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin Ducasse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette nuit, j&#8217;ai fait un rêve. Jo revenais parmi nous. Ce n&#8217;était pas comme si elle n&#8217;était jamais morte. C&#8217;était un retour. L&#8217;étrangeté de cette réapparition nous était à tous évidente mais nous faisions comme s&#8217;il était tout à fait normal qu&#8217;elle soit de nouveau là. Nous voulions tous y croire même si une petite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette nuit, j&#8217;ai fait un rêve.</p>
<p>Jo revenais parmi nous.</p>
<p>Ce n&#8217;était pas comme si elle n&#8217;était jamais morte.</p>
<p>C&#8217;était un retour.</p>
<p>L&#8217;étrangeté de cette réapparition nous était  à tous évidente mais nous faisions comme s&#8217;il était tout à fait normal qu&#8217;elle soit de nouveau là. Nous voulions tous y croire même si une petite voix dans nos têtes ne pouvait pas s&#8217;empêcher de nous murmurer qu&#8217;une chose pareille est inconcevable.</p>
<p>La vie reprenait un cours normal. Nous ressortions du cauchemar dans lequel nous pataugions depuis des mois.</p>
<p>Tout était redevenu plus léger, plus vivable, plus surmontable.</p>
<p>Nous n&#8217;osions pas l&#8217;interroger et quelque part nous nous en fichions de savoir ce qui s&#8217;était passé. Elle était là et c&#8217;est bien tout ce qui comptait.</p>
<p>Elle est venait visiter l&#8217;appartement que Chéri et moi avions choisi. Elle prenait des mesures dans toute les pièces. Nous discutions décoration et je lui demandais s&#8217;il était possible de donner un style gustavien à une commode. C&#8217;était possible.</p>
<p>Avec Jeannot, ils étaient pris d&#8217;une frénésie de voyages. Ils visitaient tous ces endroits qu&#8217;ils mentionnaient souvent sans jamais y avoir mis les pieds. Je recevais des cartes postales du monde entier et pendant ces absences, je gardais le chien. Elle prenait même des cours d&#8217;anglais pour pouvoir se débrouiller n&#8217;importe où.</p>
<p>Au bout d&#8217;un moment, plus rien ne nous paraissait étrange et la mort s&#8217;effaça de notre mémoire. La vie continuait avec ses hauts et ses bas, ponctuée de ces petits aléas qui nous évitent l&#8217;ennui.</p>
<p>Le temps ne s&#8217;était jamais arrêté.</p>
<p>Et mon réveil s&#8217;est mis à sonner.</p>
<p>Pendant quelques secondes, je me suis senti léger tel que je ne l&#8217;ai pas été depuis longtemps. Pour une fois, j&#8217;ai eu l&#8217;énergie de sauter hors du lit d&#8217;un coup, sans traîner mais quelque chose, alors, le silence ou le froid m&#8217;a rattrapé.</p>
<p>Et le sol s&#8217;est ouvert sur un gouffre sans fond sans rien pour freiner ma chute interminable.</p>
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		<title>Colin sans famille</title>
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		<pubDate>Tue, 20 May 2008 16:05:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin Ducasse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Jeannot]]></category>
		<category><![CDATA[Jo]]></category>
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		<description><![CDATA[Ne croyez pas la dépression sous-jacente dans le titre de ce billet, je n&#8217;ai pas l&#8217;intention de faire pleurer dans les chaumières. Il illustre cependant bien l&#8217;état de mes relations familiales et la conséquence, prévisible, de la disparition de Jo. Milly et moi nourrissons une légendaire incompatibilité d&#8217;humeurs et le côté &#8220;déconnecté&#8221; de Jeannot, aggravé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/sans-famille.jpg' alt='Sans Famille' style="float:left;margin:5px;"/>Ne croyez pas la dépression sous-jacente dans le titre de ce billet, je n&#8217;ai pas l&#8217;intention de faire pleurer dans les chaumières. Il illustre cependant bien l&#8217;état de mes relations familiales et la conséquence, prévisible, de la disparition de Jo. Milly et moi nourrissons une légendaire incompatibilité d&#8217;humeurs et le côté &#8220;déconnecté&#8221; de Jeannot, aggravé par la mort de Jo, rend la communication laborieuse voire pénible. Je ne dis pas que nos rapports ne s&#8217;amélioreront pas, je l&#8217;espère vraiment mais à l&#8217;heure actuelle ça ne marche pas.</p>
<p>Jo était l&#8217;articulation principale de notre petite famille et la personne à qui je parlais le plus en sachant qu&#8217;elle s&#8217;empresserait de propager les nouvelles aux autres qui fonctionnaient de la même manière. Elle était le numéro 1 à appeler en cas d&#8217;urgence, l&#8217;unique bénéficiaire de mon assurance-vie, l&#8217;ombre derrière tous les choix que j&#8217;ai faits dans ma vie, la seule personne dont je réclamais l&#8217;aval au moment de prendre les grandes décisions, celle autour de qui nous formions une famille. Maintenant qu&#8217;elle n&#8217;est plus, je n&#8217;ai plus de compte à rendre à personne, je me sens plus <em>by myself</em> que jamais. En positif cela me permet de retrouver une force intérieure que j&#8217;avais presque entièrement perdue. En négatif elle met en évidence la terrible fragilité des liens qui m&#8217;unissent à Milly et Jeannot et que le temps, si nous n&#8217;y prenons garde, finira de désagréger. Qui vivra verra.</p>
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		<title>Précedemment dans la vie de Colin Ducasse&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 May 2008 10:53:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin Ducasse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après un mois de désertion, me voici de retour sur le net! Il n&#8217;y a pas à chercher très loin les raisons de mon silence: j&#8217;étais en vacances et il est bien connu que je ne blogue que depuis mon boulot&#8230; Et puis il faut dire que ça fait du bien de temps en temps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/airfrance.jpg' alt='En Vol' style="float:left;margin:5px;"/>Après un mois de désertion, me voici de retour sur le net! Il n&#8217;y a pas à chercher très loin les raisons de mon silence: j&#8217;étais en vacances et il est bien connu que je ne blogue que depuis mon boulot&#8230; Et puis il faut dire que ça fait du bien de temps en temps de se couper de tout ce qui fait notre quotidien, d&#8217;oublier les soucis au soleil d&#8217;un ciel étranger et de se laisser aller à rêver qu&#8217;une autre vie est toujours possible <em>ailleurs</em>. Et quoi de mieux pour se vider la tête que la Californie? Soleil, palmiers, activité cérébrale limitée et paysages exceptionnels, parfait pour faire un bon <em>break</em> sans trop de stress et sans pour autant faire le glandu à doigts de pieds en éventail sur la plage.</p>
<p><center><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/les-iris.jpg' alt='Les Iris, Vincent Van Gogh' /></center></p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/matthewfox.jpg' alt='Matthew Fox' style="float:right;margin:5px"/>Et puis j&#8217;ai pu vivre d&#8217;intenses moments d&#8217;émotion comme la reprise de la saison 4 de Lost <em>en direct</em> à la télévision! Fan de le première heure de cette série, je suis content d&#8217;y être resté fidèle tant cette saison est hallucinante et prenante. Au Hilton ou à Paris Las Vegas, sur un lit King Size, c&#8217;était encore plus jouissif! Il y a eu aussi la visite du Getty Center à Los Angeles où j&#8217;ai pu admirer l&#8217;un de mes tableaux préférés, <em>Les Iris</em> de Vincent Van Gogh (image ci-dessus). J&#8217;ai bien failli pleurer en le voyant là devant moi, pour de vrai, ce tableau dont une reproduction a décoré ma chambre d&#8217;adolescent pendant des années. S&#8217;il y avait eu un Bonnard, j&#8217;aurais fait une syncope mais heureusement pour ma santé, il n&#8217;y en avait pas. Et puis il y a eu aussi et surtout l&#8217;arrivée de Chéri, une semaine après moi pour nos premières vacances à nous rien qu&#8217;à nous.</p>
<p><center><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/grandcanyon.JPG' alt='Grand Canyon' /></center></p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/roadmovie.JPG' alt='On the road' style="float:left;margin:5px"/>A l&#8217;approche de notre premier anniversaire, cette semaine de vacances entre nous aurait pu faire office de test, mais ni Chéri ni moi ne nourrissions d&#8217;inquiétude face à ces journées entières de cohabitation. Nous avons ronronné de bonheur au rythme des kilomètres qui défilaient sous notre voiture, de Santa Monica  au Grand Canyon et de Las Vegas à Los Angeles. Les grands espaces étaient à nous, <em>Breathe Me</em> de Sia dans le lecteur CD, chambres d&#8217;hôtel à deux pas de la mer, improbable près du Grand Canyon ou avec vue sur une simili Tour Eiffel, j&#8217;ai savouré chaque minute de notre séjour américain, fier de jouer les guides touristiques, heureux que tout se passe bien, compulsif dans les magasins. J&#8217;aurais aimé que cela dure plus longtemps mais déjà nous savons que ce n&#8217;est que partie remise.</p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/grosjojo.jpg' alt='Gros Jojo' style="float:right;margin:5px"/>Puis est venue l&#8217;heure du retour. A peine atteri à Paris, j&#8217;abandonnais Chéri pour aller passer quelques jours en famille avec Milly et Jeannot. Retour à la réalité, à l&#8217;absence de Jo, à la difficulté d&#8217;établir une complicité que je n&#8217;ai pas avec eux. Que je n&#8217;ai jamais eu. Malgré les tensions avec Milly, le temps pourri à Barcelone et l&#8217;esprit flottant de Jeannot, j&#8217;ai pris mon mal en patience, rempli ma part des devoirs familiaux pour revenir avec joie à Paris. <em>Home Sweet Home</em>. Qu&#8217;il est bon d&#8217;être chez soi, chez nous, de retrouver cette ville que j&#8217;aime tant et les amis qui vous mettent à jour, à grand renfort de rires, sur les derniers événements interplanétaires qui ont agité nos cercles. Une ombre au tableau cependant: l&#8217;anti-diététisme de la nourriture américaine qui m&#8217;a fait atteindre des records de poids surperflu&#8230;</p>
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		<title>Trait d&#8217;union</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 12:53:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin Ducasse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il n&#8217;est pas de plus grand danger pour moi que la solitude. Alors que je l&#8217;espère souvent, alors que je la rêve, quand elle pointe le bout de son nez, la solitude change ma vie en cauchemar. Et ce week-end, elle ne m&#8217;a pas lâchée une seconde, colocataire indésirable en mon appartement, elle s&#8217;est invitée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&#8217;est pas de plus grand danger pour moi que la solitude.</p>
<p>Alors que je l&#8217;espère souvent, alors que je la rêve, quand elle pointe le bout de son nez, la solitude change ma vie en cauchemar. Et ce week-end, elle ne m&#8217;a pas lâchée une seconde, colocataire indésirable en mon appartement, elle s&#8217;est invitée dans mon salon avec sa sale gueule de travers. Assise dans mon canapé, armée d&#8217;un sudoku, elle n&#8217;a pas bougé deux jours durant au cours desquels elle a consciencieusement conserver mes clefs de par elle, porte fermée sur l&#8217;extérieur, sortie interdite, maintenant allez-y petites pensées, vous pouvez tourner en rond! Dans ces moments-là j&#8217;ai parfois l&#8217;impression que les murs de mon appartement s&#8217;éloignent les uns des autres et que des flaques d&#8217;ombre apparaissent même en pleine lumière, prêtes à me happer dans des gouffres sans fond. Je me déconnecte de la réalité pour entrer dans un cauchemar éveillé, rempli de vide et d&#8217;idées noires, ou tout prend des proportions gigantesques, où tout devient obstacle absurde et insurmontable.</p>
<p>Ce week-end, ça s&#8217;est mieux passé que d&#8217;habitude et j&#8217;en suis plutôt fier. J&#8217;ai slalomé entre les flaques de nuit sans trop y prendre garde et j&#8217;ai balancé toute la lumière de mon halogène sur les idées noires qui se manifestaient. Histoire de bien les regarder en face pour une fois. Je n&#8217;ai pas toujours réussi et ces deux journées passées en autarcie me laissent encore un goût amer dans la bouche mais dans l&#8217;ensemble j&#8217;ai plutôt bien résisté. De façon un petit peu ridicule, j&#8217;ai toujours gardé mon téléphone à portée de main. Je suis allé jusqu&#8217;à le mettre dans un sac plastique pour pouvoir l&#8217;emmener avec moi sous la douche. Il a très peu sonné mais je n&#8217;ai loupé aucun appel et ceux que j&#8217;ai reçus sont ceux que j&#8217;attendais. Pour la première fois, la solitude n&#8217;avait pas mis mon téléphone sous cadenas. Disons plutôt que je ne l&#8217;ai pas laissée faire cette fois-ci et même si j&#8217;étais pathétiquement scotché à l&#8217;écran du portable dans l&#8217;attente de messages de Chéri, il faut noter que le progrès est grand.</p>
<p>Et puis il y a eu ces appels, ceux qui ont bien failli me miner le moral et me renvoyer dans mes délires, ceux de Jeannot, Milly et Mamie. Petits dialogues entre solitudes, chacun seul dans son coin, chacun à affronter ses démons dans le silence, chacun à tenter d&#8217;établir un lien avec son interlocuteur pour faire revivre Jo le temps d&#8217;une conversation, pour se convaincre qu&#8217;on peut bien prendre des nouvelles des autres sans passer par son intermédiaire et qu&#8217;on a des choses à se raconter entre nous, pour finalement se taire et se dire qu&#8217;il nous en faudra du temps et de la volonté pour que l&#8217;on arrive à se parler vraiment. Drame dans le drame de la mort de celle qui était notre trait d&#8217;union, le pivot de la famille, le rouage qui faisait que ça marchait, un petit côté concierge qui rapportait aux uns ce que faisaient les autres et tous nous étions au courant de la vie de chacun et nous épargnaient de prendre directement des nouvelles. Le trait d&#8217;union s&#8217;est évaporé et chacun devient mot flottant détaché du mot composé famille.</p>
<p>Pour l&#8217;instant je me refuse à prendre la place de Jo, je ne veux pas de ce poids-là à porter. Je sais bien que je suis celui qui se sort le mieux de cette histoire et à tel point que je me demande depuis combien de temps je m&#8217;étais psychologiquement préparé à perdre ma mère. Jeannot se retrouve seul à la maison au milieu des vestiges de trente ans de vie commune avec Jo avec pour seul réconfort la présence de Simba; Milly, trois ans de moins que moi, exilée à l&#8217;autre bout de la France avec sa sensibilité à fleur de peau et sa culpabilité de ne pas avoir été suffisamment présente; Mamie à triple tour dans le passé, dans la douleur de la perte de sa fille, dans l&#8217;attente de son propre départ. Je ne tomberai pas dans le même piège que Jo et je ne peux surtout pas en faire plus que ce que je fais aujourd&#8217;hui. Le sol n&#8217;est pas encore suffisamment solide sous mes pas pour que je laisse quelqu&#8217;un s&#8217;appuyer sur moi. Il me faut déjà apprendre à me tenir debout tout seul et je pends garde à ne pas faire de Chéri une béquille, ce combat est le mien, qu&#8217;il ne vienne pas polluer notre belle histoire. Quand je l&#8217;aurai gagné et seulement alors, je pourrai pleinement devenir le fils de Jo. D&#8217;ici là, j&#8217;aurai bien d&#8217;autres victoires à remporter dans le silence de mon appartement.</p>
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		<title>De Paris à Paris</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 11:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin Ducasse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est ici que j&#8217;ai commencé ma vie, à Paris sur les bords du canal Saint-Martin où mes parents louaient un studio qui, déjà à l&#8217;époque, leur coutait les yeux de la tête. De ce que me disait Jo, en 1978 ce quartier de Paris était loin d&#8217;être aussi bobo qu&#8217;aujourd&#8217;hui. Je n&#8217;en ai absolument aucun [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/canal-saint-martin.jpg' alt='Canal Saint-Martin, Paris' style="float:left;margin:5px"/>C&#8217;est ici que j&#8217;ai commencé ma vie, à Paris sur les bords du canal Saint-Martin où mes parents louaient un studio qui, déjà à l&#8217;époque, leur coutait les yeux de la tête. De ce que me disait Jo, en 1978 ce quartier de Paris était loin d&#8217;être aussi bobo qu&#8217;aujourd&#8217;hui. Je n&#8217;en ai absolument aucun souvenir sachant que nous n&#8217;y sommes restés qu&#8217;à peine deux ans. Le loyer, l&#8217;éloignement du travail et l&#8217;annonce de l&#8217;arrivée de Milly dans la famille allait nous contraindre à déménagé en banlieue en 1979. Un regret longtemps ruminé par Jo. Un parmi plein d&#8217;autres.<br />
<br/><br/><br/><br />
<img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/ile-marante.jpg' alt='Ile Marante, Colombes' style="float:left;margin:5px"/>Nous sommes alors arrivés à Colombes(92). Difficile de trouver une image sympathique de cette grise ville des Hauts-de-Seine. Alors je mets une photo du parc de l&#8217;Ile Marante où me parents m&#8217;emmenaient souvent. Une fois encore j&#8217;ai peu de souvenirs de cette époque si ce n&#8217;est justement des toboggans du parc. C&#8217;était une période dure pour mes parents qui, en tant qu&#8217;éducateurs, avaient des horaires compliqués et de longs trajets pour ce rendre au travail. Et puis je ne leur facilitais pas vraiment la tâche étant l&#8217;archétype du môme hurlant et démoniaque. Ils ont notamment essayé de me mettre à l&#8217;école maternelle vers mes deux ans. Echec cuisant. Le seul moyen de me calmer c&#8217;était de me mettre devant la télé. A dix-huit mois c&#8217;était bien parti! Heureusement pour eux, il ne s&#8217;agissait que d&#8217;une phase &#8220;enfant terrible&#8221; de ma part. Mais j&#8217;étais à ce point agité que mes parents se trouvèrent désarçonnés par le calme olympien de Milly. Je suis sûr &#8211; déformation professionnel de leur part &#8211; qu&#8217;ils ont du penser qu&#8217;elle avait un problème psycho. Peu après sa naissance, 1981, nous avons quitté Colombes&#8230;</p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/le-pecq.jpg' alt='Le Pecq' style="float:left;margin:5px"/>&#8230; et nous avons définitivement migré vers cette chère banlieue de l&#8217;ouest parisien dont je n&#8217;ai pas fini de vous parler. Notre première et longue étape en terres d&#8217;Yvelines(78) fut Le Pecq. Nous y sommes restés de 1981 à l&#8217;été 1999. Si je suis critique de ce coin de la région parisienne, c&#8217;est parce que j&#8217;en suis parti et que j&#8217;ai réussi à m&#8217;en détacher. Globalement, ces années-là furent heureuses et nos vies à Jeannot, Milly et moi, y furent tendrement mais sûrement encadrées par Jo qui tenait le foyer d&#8217;une main de fer. Le choix d&#8217;aller habiter là était motivé par deux raisons principales: Le Pecq nous rapprochait considérablement du lieu de travail de Jeannot (Jo avait arrêté de travailler) et aussi (surtout?) cette ville dortoire et sans âme nous mettait Milly et moi à portée des établissements scolaires de Saint-Germain-en-Laye.</p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/st-ger2.jpg' alt='Saint-Germain-en-Laye' style="float:left;margin:5px"/>Le Pecq est anecdotique dans l&#8217;histoire, ce qui compte, c&#8217;est St-Ger comme on l&#8217;appelle. Ville royale, ville bourgeoise, ville productrice de candidats aux grandes écoles. Je pense qu&#8217;il est dur d&#8217;imaginer ce qu&#8217;est Saint-Germain quand on y a pas vécu. La ville possède une identité forte et surtout, des règles qui lui sont propres. Pour survivre à Saint-Germain-en-Laye il faut ou le statut social ou l&#8217;excellence. Toute cette région vit presque en vase clos, déconnecté des réalités du monde à un point difficilement imaginable. Et nous nous retrouvions là, Milly et moi, membres de la classe moyenne inférieure mais salutairement doués à l&#8217;école. Les années qui s&#8217;écoulèrent là furent heureuses. Jeannot et Jo ont tout fait pour que nous nous fondions dans le paysage alors que pour eux ce fut le début d&#8217;une vie autarcique. On ne prononce pas le mot &#8220;sacrifice&#8221; dans la famille. Ce fut pourtant ce qui fut commis.</p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/brest.jpg' alt='Brest' style="float:left;margin:5px"/>1998. Je quitte le 78 pour passer trois années en école d&#8217;ingénieur à Brest au fin fond du Finistère nord. Bien qu&#8217;habitué à la Bretagne, le choc est grand pour moi au départ. Le climat est insupportable (en fait, quand on dit qu&#8217;il pleut tout le temps en Bretagne, sachez que c&#8217;est faux. C&#8217;est uniquement à Brest qu&#8217;il pleut tout le temps, je l&#8217;ai empiriquement vérifié) et je me retrouve entouré d&#8217;élèves-ingénieurs bourrins et culturellement affligeants. Il faut dire qu&#8217;avant mon départ, je passais le plus clair de mon temps à sortir sur Paris où je faisais mes premiers pas dans le monde de la nuit depuis environ 1995. Saint-Germain avait fait de moi un être pédant, Paris-la-nuit avait rajouté une couche de superficialité pétasse insupportable. A Brest, j&#8217;ai reposé les pieds sur Terre. J&#8217;y ai passé trois très bonnes années au cours desquelles des amitiés profondes se sont nouées, j&#8217;y fait mes premières armes en tant que comédien et me suis nourris du vent des tempêtes. Trois années pour quitter l&#8217;adolescence, entrecoupées de stages à l&#8217;étranger.</p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/hambours.jpg' alt='Hambourg' style="float:left;margin:5px"/>Eté 2000, Hambourg, Allemagne. J&#8217;y passe plusieurs mois pour effectuer mon stage de deuxième année. Et je tombe à ce point amoureux de cette ville que quand je quitte l&#8217;école en 2001, je cherche un moment à aller y vivre. J&#8217;ai quelques difficultés à expliquer que mon attachement à Hambourg n&#8217;est lié en rien au fait que j&#8217;y ai vécu ma première relation sérieuse avec un autochtone qui s&#8217;appelait Stefan. Je n&#8217;associe rien aux personnes que j&#8217;aime ou que j&#8217;ai aimées. Les odeurs, les endroits, les atmosphères sont des choses que je distingue toujours des personnes. Mon histoire avec Stefan dura presque deux ans (relation à distance donc), nous avons complètement rompu les ponts et je garde pourtant Hambourg dans mon coeur sans pour autant éprouver de nostalgie. Je sais juste que dans cette ville je me sentais bien. Je m&#8217;y sentais moi. A ce jour, Hambourg demeure dans mon top 5 des villes où je voudrais vivre.</p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/den-haag.png' alt='La Haye' style="float:left;margin:5px"/>Printemps 2001, La Haye, Pays-Bas. Autant avant de partir pour Hambourg, j&#8217;avais fait un peu la gueule. Aller en Allemagne ne m&#8217;inspirait pas plus que ça. A l&#8217;arrivée, l&#8217;expérience fut formidable. Au contraire, quand il fut décidé que j&#8217;effectuerais mon stage de fin d&#8217;étude aux Pays-Bas, je sautais de joie&#8230; Pour me retrouver en enfer! De ces expériences, je garde profondément ancré en moi qu&#8217;il ne faut jamais écouter ses a prioris avant de se rendre quelque part. La Haye, ce fut l&#8217;horreur et plus globalement, les Pays-Bas car cela n&#8217;aurait rien changé si j&#8217;avais été à Amsterdam. Culturellement je n&#8217;ai pas du tout réussi à m&#8217;y faire, culinairement j&#8217;ai cru mourir &#8211; j&#8217;ai d&#8217;ailleurs perdu dix kilos là-bas, et je découvrais surtout un pays qui n&#8217;est en fait libéral que dans les textes. Je déteste faire des généralités alors je dirais que je n&#8217;ai pas eu la chance de tomber sur les bonnes personnes. Mais je continue de penser qu&#8217;elles doivent être très bien cachées au pays du gouda.</p>
<p><img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-content/paris.png' alt='Paris' style="float:left;margin:5px"/>Automne 2001. Me voici de retour à Paris. J&#8217;ai 23 ans, mon diplôme en poche et une vie nouvelle qui s&#8217;ouvre à moi. Paris ne fut pas un choix délibéré. Mes années brestoises m&#8217;avaient lavé de mon parisianisme et j&#8217;étais ouvert pour aller poser mes valises n&#8217;importe où. Mais une proposition d&#8217;embauche plus tard et j&#8217;étais de retour dans la ville qui m&#8217;avait vu naître. Il ne lui fallut pas longtemps pour couler à nouveau dans mes veines et si je sais très bien que je pourrais vivre ailleurs, chaque jour qui passe me retient davantage à Paris. Cela fait sept ans qu&#8217;elle est mon présent. Je ne m&#8217;avancerais pas beaucoup en disant qu&#8217;elle sera aussi mon futur&#8230;</p>
<p><em>Oh, il y a aussi une autre ville mais celle-là, je la garde pour moi <img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </em></p>
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		<title>J&#8217;ai mon sourire bien poli de femme du monde</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2008 23:02:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin Ducasse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Jeannot]]></category>
		<category><![CDATA[Jo]]></category>
		<category><![CDATA[Milly]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui était l&#8217;enterrement. Très rapidement il était devenue évident pour Jeannot, Milly et moi que cette journée n&#8217;était pas pour nous mais pour les autres, les membres de la famille et les amis dont certains ont reçu la nouvelle du décès comme un coup de fouet, tant Jojo avait tenu à ce qu&#8217;on n&#8217;en parle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui était l&#8217;enterrement.</p>
<p>Très rapidement il était devenue évident pour Jeannot, Milly et moi que cette journée n&#8217;était pas pour nous mais pour les autres, les membres de la famille et les amis dont certains ont reçu la nouvelle du décès comme un coup de fouet, tant Jojo avait tenu à ce qu&#8217;on n&#8217;en parle pas. A la fin de sa vie, on peut dire qu&#8217;elle aura fait sa Dietrich en n&#8217;autorisant auprès d&#8217;elle que son mari, ses enfants, sa mère et son frère.</p>
<p>La journée n&#8217;a fait que confirmer ce sentiment et nous avons passé le plus clair de notre temps à attendre et, paradoxe, à consoler les vivants. Nous les victimes de la première ligne nous sommes retrouvés à passer des mains dans le dos, à dire des &#8220;ça va aller&#8221; et des &#8220;oui c&#8217;est moche la vie&#8221;. Je n&#8217;irai pas jusqu&#8217;à dire que l&#8217;ironie de la situation nous a fait rire mais pas loin comme si Jeannot, Milly et moi avions été contaminés par la <em>bitch</em> attitude mythique de Jojo, les bien-pensants s&#8217;abstenir.</p>
<p>Tout ça pour vous amener à l&#8217;objet qui fut au centre de notre réelle préoccupation ces derniers jours : la playlist. D&#8217;office écartés, les requiems, Ave Maria et les chants grégoriens. C&#8217;est joli mais peu signifiant et nous cultivons un athéisme pointilleux face auquel la moindre notion à Dieu, au Diable, au ciel ou à l&#8217;enfer nous aurait donné de l&#8217;urticaire et à Jo encore plus. Exit aussi &#8220;Ne me quitte pas&#8221; de Brel et autres &#8220;Avec le temps&#8221;, pour le pathos vous repasserez, Jo en avait horreur. Du grand Jacques toutefois nous avons retenu un temps &#8220;Quand on que l&#8217;amour&#8221; finalement rejeté car trop généraliste. Il faut vous dire que nous n&#8217;avions prévu qu&#8217;un seul texte à dire &#8211; heureusement d&#8217;ailleurs vu la déclamation catastrophique chignon quignon non pignon pardon du maître de cérémonie &#8211; suivi de chansons à messages plus ou moins personnels. Deux raisons à cela : 1) les gens font dix fois plus attention aux paroles et c&#8217;est &#8220;comme si&#8221; c&#8217;était Jo qui parlait et non un tiers chagriné et tremblant ou un maître de cérémonie incertain et 2) Ca fait passer le temps plus vite et ça permet de dire un peu au gens à quoi penser pendant la demi-heure de recueillement. Pour le reste, ils auront ce qu&#8217;ils leur restent de vie pour penser à Jo.</p>
<p>En présentant la fameuse playlist au maître de cérémonie, nous avons bien senti qu&#8217;il y avait là quelque chose de pas très catholique dans notre choix et j&#8217;ai profondément regretté que Maman n&#8217;ait pas été fan de Metallica &#8211; tout j&#8217;aurais tout fait pour contratrier ce maître de cérémonie qui découvrait sous nos yeux comment fonctionnait la chaîne hi-fi. Finalement tout s&#8217;est bien déroulé. Nous nous sommes ratatinés sur nous-mêmes lors des chansons à nos yeux importantes et l&#8217;assistance a fait le reste audiblement touchée par la platine. La playlist était composé de sept chansons avec dans le désordre : 3 de Maxime Le Forestier (<em>Si je te perds</em>, <em>La Visite</em>, <em>Frisson d&#8217;Avril</em> &#8211; mois de naissance de Jo), <em>Tien An Men</em> de Calogero car nos petits combats valent aussi la peine, <em>Ma plus belle histoire d&#8217;amour</em> de Barbara merveille de chanson à double-tranchant du style &#8220;ma plus belle histoire d&#8217;amour c&#8217;est toi même quand tu m&#8217;as laissé tombée comme une merde&#8221;, <em>La Fille du vent</em> d&#8217;Olivia Ruiz car Maman elle avait son petit tempérament et <em>Mais la vie&#8230;</em> chantée par Maurane et Lara Fabian. Nous avions organisé les chansons de la plus triste à la plus positive genre on vous assomme au départ puis on vous fait remonter la pente.</p>
<p>A l&#8217;arrivée donc nous sommes satifsfaits du résultat mais il faut que vous sachiez que je vous ai parlé plus haut de la playlist <em>officielle</em> la sage bien que peu solennelle, la gentiment taquine, l&#8217;apaisante qui offre la paix à qui sait l&#8217;écouter bien. Il en existe une autre, une playlist <em>off</em> que nous distribuerons à un cercle plus restreint, une playlist un peu plus piquante que celle d&#8217;aujourd&#8217;hui et qui traduira mieux la force incroyable, la hargne de Jo et son sens de l&#8217;ironie, tout ce qui nous porte aujourd&#8217;hui et nous guidera demain. Je la mettrai en ligne ici-même quand elle sera finalisée. Elle comportera notamment une autre chanson de Barbara que nous avons diplomatiquement gardée pour nous et qui s&#8217;intitule &#8220;Les Rapaces&#8221; et dont le titre de ce billet est tiré. Si vous la connaissez, vous comprenez que ne pouvions pas la mettre aujourd&#8217;hui, de même que &#8220;Le Dîner&#8221; de Bénabar. Certains auraient pu prendre ces chansons pour eux&#8230; pas forcément à tort <img src='http://www.colin-ducasse.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Néanmoins certains titres seront conservés de la playlist officielle. Je vous laisse avec l&#8217;une d&#8217;elle.</p>
<p><center><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.widow-creek.net/audio/player.swf" id="audioplayer1" height="24" width="290"><param name="movie" value="http://www.widow-creek.net/audio/player.swf"><param name="FlashVars" value="playerID=1&amp;bg=0xFFFFFF&amp;leftbg=0xFFFFFF&amp;lefticon=0x2848FE&amp;rightbg=0x2849FE&amp;rightbghover=0xFFFFFF&amp;righticon=0x66ACFE&amp;righticonhover=0x2849FE&amp;text=0x2848FE&amp;slider=0x66ACFE&amp;track=0x85CFFE&amp;border=0x399BB0&amp;loader=0xFFE9EC&amp;soundFile=http://tewale.freecoolsite.com/audio/mlvm.mp3"><param name="quality" value="high"><param name="menu" value="false"><param name="bgcolor" value="#FFFFFF"></object></center></p>
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