
Voici ma peau. C’est brun sur blanc, été contre hiver, orient contre occident.
Même si je n’ai rien contre le naturisme, que j’ai d’ailleurs déjà un petit peu pratiqué, j’ai un fort besoin psychologique de conserver des marques de bronzage quand sonne la fin de l’été. Comme une preuve du soleil, du temps passé sardine allongée sur le sable. C’est d’autant plus important que je ne perds pas ces couleurs rapidement et qu’elles vont me tenir chaud au cour des mois tristes de l’automne, quand la lumière décline et qu’il est temps de ressortir les gros habits.
De même je ramène également du sable. Pas officiellement, comprenez, je ne possède pas de collection de sable mais en revanche j’aime en garder un peu dans les chaussures, dans le fond du sac que je prenais pour aller à la plage. J’aime tomber dessus par hasard quand les vacances ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir. S’il y avait un moyen de ramener un peu de vent, de mer et de vagues, je le ferais sans hésiter.
Le soleil révèle mes héritages. Quand je bronze, on voit mes sangs se peindre sur ma peau. Nord et Sud, Est et Ouest s’y entremêlent. Ma peau parle de voyages et raconte l’histoire de familles embarquées par l’histoire et de leur convergence improbable. Elle parle pays proches ou lointains qui ont pour point commun de baigner dans les légendes. Aussi quand les vacances s’achèvent, ce n’est pas uniquement par nostalgie que j’aime en garder la marque. C’est aussi que dans l’affrontement des couleurs, je vois également qui je suis et d’où je viens.
Pas profité du soleil et des nudistes de tata Beach près de Pentièvre?
@chondre > ah ben si!!!!! Pas à Pentièvre mais sur la plage du Dotchot à Belle-île!