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Sonnet d’été

A moi bientôt les joies de la saison futile,
Les heures diluées dans les marées solaires,
La vaporisation des larmes de la mer
Dans la clarté limpide des jours inutiles.

Je retourne à mon sang qui s’est trop épaissi
Au brouillard de ces rues où croisent les épaves
Qui vont corps gris, cœur éventré, regard qui bave,
En quête d’un échouage heureux pour leurs vies.

Je pars, je laisse tout, je vais sans un regard
Pour ce qui reste ici, je vais sans un remord,
Vague à l’âme lesté, jeté par-dessus bord !

A moi bientôt les joies de la saison espoir,
L’esprit baigné d’azur, ivre d’éternité,
Noyé dans la chaude lumière d’un été.

One Response to Sonnet d’été
  1. Sophie
    July 25, 2008 | 20:49

    Sans voix

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