Il faudra bien prendre la décision un jour, celle qui me fera quitter l’autoroute pour emprunter certaines de ces voix secondaires qui m’attirent tant.
Il faudra bien franchir le pas, passer de l’autre côté de la barrière et abandonner derrière soi les oripeaux de la respectabilité pour avancer nu et seulement armé des mots.
Il faudra bien un jour cesser d’en parler pour le commettre réellement, ce suicide social que j’aime tant évoquer et, débarrassé des chaînes et des poids, commencer enfin à vivre pour de vrai.
On ne peut pas attendre sans fin que se tende une main ou qu’un coup de pied au derrière me sorte de ma léthargie.
Il faudra bien cesser de craindre les lendemains, de remettre à demain – on n’a qu’une vie et le temps est compté.
Il faudra arrêter de faire mille et mille brouillons et de les conserver à triple ou quadruple tour dans le coffre-fort de mon esprit.
Il faudra écrire et devenir – quelle incongruïté – ce que je suis déjà.
Il faudra surtout cesser de dire il faudra et affronter ses peurs de ne pas être à la hauteur.
Une machine en hibernation depuis plus de dix ans doucement refait tourner ses rouages.
Je serai Colin Ducasse ou je ne serai pas. Toute une vie se jouera là.
Tu vas demander ta mutation en Alsace?
Nan il veut rester à la maison, et que je trime pour deux.
@Chéri: c’est vraiment sympa comme programme
et très enrichissant pour Colin si il arrive ainsi à faire ce qu’il souhaite faire (art, littérature,…)
Vas-y, fonce!!!
Rhalala Colinou, t’écris bien tu sais. Et comme je partage tes envies !!