
Le débat qui agite actuellement les rangs de France Télévisions concernant la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe me laisse coi. Surtout quand je regarde les mesures préconisées par notre cher et tendre président Nicolas Sarkozy: taxation sur la téléphonie et sur l’internet, indexation de la redevance sur l’inflation… ou comment créer quasiment un nouvel impôt sur les moyens de communication sans le dire vraiment. Car nécessairement tout cela aura un impact sur ce que l’on débourse pour se connecter au monde. Et pour quoi? Pour financer France Télévisions et ses 5 chaînes… Moi je peux vous dire que ça me fait une belle jambe car la télévision je ne la regarde jamais et quand je dis jamais c’est jamais de chez jamais. Ce bel outil d’abrutissement, vorace aspirateur de temps de cerveau disponible, ne me sert qu’à regarder des films téléchargés ou en DVD. Jamais je ne fais de zapping, je ne sais rien des programmes diffusés à l’heure actuel sur l’ensemble des chaînes et encore moins sur France Télévisions (bon, je suppute qu’Envoyé Spécial existe toujours mais voilà). Alors déjà que je paie ma redevance non pas par probité mais pour ne pas me faire emmerder par les impôts, savoir que son montant va augmenter pour quelque chose qui ne me concerne pas du tout et qui a priori ne servira pas à financer des mesures sociales ou “utiles” à la société. Et ne venez pas me dire que cela permettre d’améliorer la qualité des programmes de France Télévisions, je n’aurais pas l’hypocrisie d’y croire. Vous allez voir qu’un de ces jours, ça nous coûtera si cher cette histoire qu’on sera obligé de regarder la télévision histoire d’amortir un minimum l’investissement. Quelle blague!
Aie ! voilà des propos que j’ai déjà lu / entendu une multitude de fois. Je passe sur la qualité des émissions du service public, même si certaines sont très moyennes, certaines émissions mériteraient vraiment que tu retrouve ta télécommande : “c’est dans l’air”, “taratata”, “des racines et des ailes”.
D’une manière plus générale, il faut avoir conscience du fonctionnement de l’audiovisuel : tu ne regardes que des films. Mais sais tu que le service public finance énormément de films (et qu’aujourd’hui un film sans diffueur télé a peu de chance d’obtenir l’aide du CNC) et que la plupart ne seraient jamais financés par des chaînes privées (sauf C+) qui ont une ligne éditoriale bien différente ? Et si tu regardes peu la télé c’est aussi parce que tu sais comment télécharger tes séries préférées… la ménagère n’a pas tes connaissances et attend avec impatience que Clooney sauf ses malades dans urgences, ou que les FBI retrouve les disparus…
Je défends mon secteur d’activité, mais je reste d’accord avec toi quant au cadeau qui est fait au secteur privé (fin de la pub sur FT) sans contrepartie…
Mon cher Matorif,
Je suis bien d’accord avec toi en ce qui concerne le financement du cinéma par la télévision et je veux bien t’accorder ce point-là, pareil pour les émissions qui valent le détour, je suis sûr qu’il en existe et heureusement.
Pour le reste, sache que je ne télécharge pas mes séries télés préférées car je suis monomaniaque en la matière. En gros en ce moment je ne m’intéresse qu’à LOST et du temps où on ne pouvait pas voir LOST en VOD le lendemain de sa diffusion, j’attendais de trouver le coffret DVD dans le commerce soit après sa diffusion à la télévision. Je télécharge extrêmement rarement des films ou des musiques.
Quant à la ménagère, elle fait ce qu’elle veut avec ses cheveux, comme tout le monde. Je disais juste que payer pour un service que je n’utilise pas et qui ne sert à mes yeux qu’à gaver les esprits et à les tenir en laisse, et bien ça m’énerve.
Je peux même rebondir sur ce que tu écris : “un film sans diffuseur télé a peu de chance d’obtenir l’aide du CNC”. Et alors? Ce n’est pas parce que le système est ainsi aujourd’hui que l’on peut l’accepter. La culture se devrait d’être libre et indépendante dans les faits et notamment l’industrie cinématographique. En disant cela, je ne suis pas naïf, je sais que les choses ne fonctionnent pas ainsi et on peut voir le résultat aujourd’hui au travers de la dégradation flagrante de la qualité de la production cinématographisue française.
Bon bref, je vais m’arrêter là mais on l’aura compris, j’ai un problème avec la télévision et visiblement, j’ai de quoi en faire un billet.
Mais je t’aime toujours Matorifchou et ce ne sont pas ses désaccords qui mettront en péril notre naturelle connexion astrale