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LOST
LOST

Ce n’est pas le première série qui m’est venue à l’esprit. Tout naturellement, j’ai d’abord pensé à Six Feet Under qui reste à ce jour pour moi la meilleure série télé jamais créée. Mais cette série, malgré son indéniable justesse et ses résonances en moi, est un peu trop centrée sur la mort et un peu trop déprimante pour que je puisse dire dans un portrait chinois je suis Six Feet Under. En numéro 2, c’est Twin Peaks qui m’est venue un peu comme une évidence tant j’aime me perdre dans ces méandres lynchiens. Mais là encore blocage, trop bizarre et pas forcément assez maîtrisé au niveau du scénario. Pourtant ces deux séries sont plus que cultes pour moi et constituent pour moi des œuvres majeures. Et puis ce fut au tour de LOST de se pointer dans ma conscience. Alors bien sûr, je baigne à fond dedans en ce moment et bien sûr, je fais un pari sur cette série vu qu’elle n’est pas terminée mais à l’heure actuelle c’est vraiment le show qui éclipse tous les autres. Les personnages ont des personnalités bien compliquées comme j’aime (ovation pour Benjamin Linus), l’histoire est toute tarabiscotée et en même temps on sent qu’elle est maîtrisée et que les créateurs savent où ils nous emmène. J’aime l’imprédictibilité du scénario, les décès inimaginables de personnages auxquels on s’était attachés, autour desquels gravitent un millier d’interrogations qui resteront probablement sans réponse. C’est le côté Six Feet Under de LOST (si si je fais un parallèle hardi là). Il n’y a pas que sur l’île que les personnages sont perdus, ils le sont plus ou moins dans leurs têtes, dans leurs vies, dans leurs relations et dans leurs choix. Et le scénario n’obéit pas aux règles classiques. Certains personnages disparaissent qui ont l’adhésion du public et sur qui on voudrait en savoir plus - comme vous rencontrez demain une personne formidable qui disparaitrait dans un accident de voiture deux semaines après votre rencontre. Et puis il y a l’aspect “puzzle” de LOST, une histoire que les auteurs ont déchiquetés en petits bouts qu’ils nous livrent un à un et dans le désordre évidemment, rendant l’ensemble fascinant. Et comme dans Twin Peaks, à l’arrivée, le personnage central de la série n’est pas un humain mais un lieu, ce qui rend les personnages presque accessoires, pantins perdus dans un monde peuplé de forces qui les dépassent et qui ne rêvent que d’une chose : rentrer à la maison. Pas celle physique faite de quatre murs et un toit mais plutôt le lieu, l’instant, et l’entourage où l’on trouve la paix intérieure (à la John Locke, le seul à ne pas vouloir quitter l’île car il s’y sent chez lui).

3 CommentsMake A Comment
  • MyAvatars 0.2

    Ditom Said:  

    Je suis un fan absolu de SFU… Une série qui, pour moi touche à l’excellence dans la réalisation, le scénario et le jeu des acteurs…
    Mais si j’étais une série, je serais plutôt entre “Ab Fab” (parce que j’ai un côté ridicule…) et “Sex and the city” (parce que j’ai un côté midinette…) Alors finalement, je crois que j’opterais pour “ma sorcière bien aimée” ;-)

  • MyAvatars 0.2

    Colin Ducasse Said:  

    Ah tiens oui, j’ai zappé Sex and the City, curieux…

    Bon ben j’attends avec impatience de te voir frétiller du nez!

  • MyAvatars 0.2

    chondre Said:  

    Moi, c’est Julie Lescaut, et rien d’autre.

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Posted under: Portrait Chinois