Colin sans famille

Sans FamilleNe croyez pas la dépression sous-jacente dans le titre de ce billet, je n’ai pas l’intention de faire pleurer dans les chaumières. Il illustre cependant bien l’état de mes relations familiales et la conséquence, prévisible, de la disparition de Jo. Milly et moi nourrissons une légendaire incompatibilité d’humeurs et le côté « déconnecté » de Jeannot, aggravé par la mort de Jo, rend la communication laborieuse voire pénible. Je ne dis pas que nos rapports ne s’amélioreront pas, je l’espère vraiment mais à l’heure actuelle ça ne marche pas.

Jo était l’articulation principale de notre petite famille et la personne à qui je parlais le plus en sachant qu’elle s’empresserait de propager les nouvelles aux autres qui fonctionnaient de la même manière. Elle était le numéro 1 à appeler en cas d’urgence, l’unique bénéficiaire de mon assurance-vie, l’ombre derrière tous les choix que j’ai faits dans ma vie, la seule personne dont je réclamais l’aval au moment de prendre les grandes décisions, celle autour de qui nous formions une famille. Maintenant qu’elle n’est plus, je n’ai plus de compte à rendre à personne, je me sens plus by myself que jamais. En positif cela me permet de retrouver une force intérieure que j’avais presque entièrement perdue. En négatif elle met en évidence la terrible fragilité des liens qui m’unissent à Milly et Jeannot et que le temps, si nous n’y prenons garde, finira de désagréger. Qui vivra verra.

One Response to Colin sans famille

  1. [...] lu par mes proches quand bien même il m’est déjà arrivé d’écrire des mots qui ne feraient sans doute pas plaisir à lire. J’ai l’impression d’avoir passé tellement de temps dans ma vie à faire [...]

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