[]
Skip to Navigation Skip to Content

Archive for May, 2008

Milady de Winter
Milady de Winter
créée par Alexandre Dumas
source de l’image

Posted under: Portrait Chinois

YcareJe sais pas pour vous mais moi la Nouvelle Star ça commence un peu sérieusement à me gaver. La preuve : c’est à peine si j’ai exulté de joie à l’annonce de l’élimination de Jules. Il faut dire qu’à chaque fois j’ai l’impression de voir exactement la même émission et c’est prodigieusement ennuyeux d’autant que parmi les candidats il n’y a quère qu’Ycare que j’arrive encore à supporter. Ça ne l’a pas empêché de massacrer “quand on arrive en ville” (disons que je n’ai pas aimé comment il l’a chantée). Amandine on se demande si elle comprend ce que le jury lui dit quans ils lui expliquent que peut-être elle en fait un peu too much et, s’il vous plait, arrêtez de brancher les ventilos quand elle chante. Quant à Benjamin, décidément, je n’y arrive plus genre il m’énerve et sutout le trouve très fallot ce qui est dommage car sa voix est sympa. Et James Bond aka Cédric ben il m’horripile toujours autant même si je lui concède l’un des meilleurs moments de la soirée de mercredi : sa reprise de Kylie Minogue. Ça faisait très Paris Dernière mais c’était plutôt sympa. LE moment de la soirée reste pour moi la reprise de Bang Bang de Nancy Sinatra par Ycare que j’ai vraiment appréciée. En tout cas, vivement que ça finisse car je commence à en avoir un peu marre des mercredis soirs passés presque malgré moi devant la télévision, tout seul comme une pauvresse abandonnée dans l’espace intersidéral. Ah tiens, c’est peut-être ça le problème…

Posted under: A la téloche

LOST
LOST

Ce n’est pas le première série qui m’est venue à l’esprit. Tout naturellement, j’ai d’abord pensé à Six Feet Under qui reste à ce jour pour moi la meilleure série télé jamais créée. Mais cette série, malgré son indéniable justesse et ses résonances en moi, est un peu trop centrée sur la mort et un peu trop déprimante pour que je puisse dire dans un portrait chinois je suis Six Feet Under. En numéro 2, c’est Twin Peaks qui m’est venue un peu comme une évidence tant j’aime me perdre dans ces méandres lynchiens. Mais là encore blocage, trop bizarre et pas forcément assez maîtrisé au niveau du scénario. Pourtant ces deux séries sont plus que cultes pour moi et constituent pour moi des œuvres majeures. Et puis ce fut au tour de LOST de se pointer dans ma conscience. Alors bien sûr, je baigne à fond dedans en ce moment et bien sûr, je fais un pari sur cette série vu qu’elle n’est pas terminée mais à l’heure actuelle c’est vraiment le show qui éclipse tous les autres. Les personnages ont des personnalités bien compliquées comme j’aime (ovation pour Benjamin Linus), l’histoire est toute tarabiscotée et en même temps on sent qu’elle est maîtrisée et que les créateurs savent où ils nous emmène. J’aime l’imprédictibilité du scénario, les décès inimaginables de personnages auxquels on s’était attachés, autour desquels gravitent un millier d’interrogations qui resteront probablement sans réponse. C’est le côté Six Feet Under de LOST (si si je fais un parallèle hardi là). Il n’y a pas que sur l’île que les personnages sont perdus, ils le sont plus ou moins dans leurs têtes, dans leurs vies, dans leurs relations et dans leurs choix. Et le scénario n’obéit pas aux règles classiques. Certains personnages disparaissent qui ont l’adhésion du public et sur qui on voudrait en savoir plus - comme vous rencontrez demain une personne formidable qui disparaitrait dans un accident de voiture deux semaines après votre rencontre. Et puis il y a l’aspect “puzzle” de LOST, une histoire que les auteurs ont déchiquetés en petits bouts qu’ils nous livrent un à un et dans le désordre évidemment, rendant l’ensemble fascinant. Et comme dans Twin Peaks, à l’arrivée, le personnage central de la série n’est pas un humain mais un lieu, ce qui rend les personnages presque accessoires, pantins perdus dans un monde peuplé de forces qui les dépassent et qui ne rêvent que d’une chose : rentrer à la maison. Pas celle physique faite de quatre murs et un toit mais plutôt le lieu, l’instant, et l’entourage où l’on trouve la paix intérieure (à la John Locke, le seul à ne pas vouloir quitter l’île car il s’y sent chez lui).

Posted under: Portrait Chinois

Telle est un peu ma vie depuis que je suis revenu de vacances, la sensation de glisser dans l’existence, d’avoir du temps, pas trop de questions surtout, un dimanche de printemps qui n’en finirait pas, un dimanche où l’on sort pour s’enivrer de soleil sans penser au lundi qui s’annonce et non un de ces dimanches interminable peuplé de cafards rampants entre les lattes mouvantes du parquet de mon équilibre mental. Pourtant j’ai repris le travail, le théâtre, mon agenda se remplit, je devrais être en train de courir dans tous les sens, la fatigue devrait commencer à taper sur mes nerfs et mes congénères à m’insupporter. Mais non, je gère tout en douceur, parviens même à en faire plus qu’avant, ma vie comme un dimanche bien rempli qui laisse l’impression de ne pas nous faire perdre notre temps tout en s’écoulant lentement et sereinement. Bien sûr je pense toujours à ma mère le soir en m’endormant mais cesserai-je un jour? Pour la première fois depuis très longtemps j’ai l’impression de vraiment sentir un sol dur sous mes pieds et même si l’ennui pointe parfois le bout de son nez, j’attends sagement qu’il laisse la place à un autre sentiment. Je n’ai plus à forcer mon optimisme, je n’ai plus à mettre un pied devant l’autre à la seule force de ma volonté, je le fais maintenant naturellement. Je garde bien en face certains objectifs que je me suis fixé et j’avance, lentement mais sûrement. En espérant que cet état dure longtemps…


Sunday - Sia

Posted under: Life, Oh Life!

Alice Harford, Eyes Wide Shut
Alice Harford (Nicole Kidman)
dans Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick

Posted under: Portrait Chinois

Sans FamilleNe croyez pas la dépression sous-jacente dans le titre de ce billet, je n’ai pas l’intention de faire pleurer dans les chaumières. Il illustre cependant bien l’état de mes relations familiales et la conséquence, prévisible, de la disparition de Jo. Milly et moi nourrissons une légendaire incompatibilité d’humeurs et le côté “déconnecté” de Jeannot, aggravé par la mort de Jo, rend la communication laborieuse voire pénible. Je ne dis pas que nos rapports ne s’amélioreront pas, je l’espère vraiment mais à l’heure actuelle ça ne marche pas.

Jo était l’articulation principale de notre petite famille et la personne à qui je parlais le plus en sachant qu’elle s’empresserait de propager les nouvelles aux autres qui fonctionnaient de la même manière. Elle était le numéro 1 à appeler en cas d’urgence, l’unique bénéficiaire de mon assurance-vie, l’ombre derrière tous les choix que j’ai faits dans ma vie, la seule personne dont je réclamais l’aval au moment de prendre les grandes décisions, celle autour de qui nous formions une famille. Maintenant qu’elle n’est plus, je n’ai plus de compte à rendre à personne, je me sens plus by myself que jamais. En positif cela me permet de retrouver une force intérieure que j’avais presque entièrement perdue. En négatif elle met en évidence la terrible fragilité des liens qui m’unissent à Milly et Jeannot et que le temps, si nous n’y prenons garde, finira de désagréger. Qui vivra verra.

Posted under: Life, Oh Life!

Matriochkas

Et c’est reparti pour un nouveau jeu littéraire organisé par Kozlika. Il s’agit cette fois-ci d’écrire une histoire en matriochkas. Vous trouverez la règle du jeu ici et vous pourrez suivre l’histoire sur la page wiki dédiée. L’histoire s’enrichira d’un chapitre tous les deux jours.

Marie Alster a ouvert le bal avec le premier chapitre et nous brûlons d’impatience de lire le dernier chapitre que concocte Pingui.

Pour ma part, j’ai un bloc-note sur netvibes pour y noter tous les éléments clefs avant de livrer le chapitre 8 pour le 10 juin. Je me suis déjà réservé un créneau dans mon agenda afin d’être sûr d’accomplir ma tâche convenablement. Ça ne sera pas du gâteau vu que j’ai en charge un des chapitres de liaisons entre ceux de la fin et ceux du début mais c’est terriblement excitant. Pour le moment, le premier chapitre est très ouvert, plein de possibilités, le suspens est intense: que vont en faire les suivants?

Un grand merci à Kozlika, à tous les GO et à tous les participants!

Posted under: Les Ecrits Durs

Horloge astronomique de PragueCes derniers temps, je m’échauffe les neurones à bâtir des théories sur LOST. Récemment il est devenu “évident” que les time loops sont au coeur de cette série (d’ailleurs, pour les fans une théorie très intéressante et assez fascinante se trouve ). De fil en aiguille, je me suis mis un peu à réfléchir à l’idée de voyager dans le passé pour y corriger certains éléments de ma vie.

Bien sûr il y a eu des erreurs de parcours, des choix qui ne se sont pas forcément avérés judicieux, des connaissances que l’on a expédiées sans un mot dans le monde de l’oubli, des coups de pute qui apparaissent bien puérils aujourd’hui et des compromissions qui nous ont pollués l’esprit. Il y a eu des moments difficiles, des moments horribles, des moments d’enfer où des gouffres sans fond s’ouvrent sous nos pieds, des moments qui ne peuvent pas être tant ils sont insupportables, des moments de rien où le se sent plus vide que le néant. C’est là que l’on appuyerait bien sur la touche reset pour ne pas avoir à endurer plus avant ces instants difficiles. Je me souviens avoir violemment espérer pouvoir faire se retour en arrière. Et puis il y a les choses que l’on aurait pu faire en mieux, des gens croisés trop peu de temps, des rencontres ratées, toute la panoplie des possibles qui s’étale devant nos yeux quand on commmence à mettre des si au début de ses phrases.

Un jour que je me plaignais de mon triste sort, un ami m’a répliqué: “Je ne me fais pas de souci pour toi, même en cas d’apocalypse, tu trouverais le moyen de faire partir des survivants. Ca va passer.” Sur le coup j’ai surtout été vexé que ma peine ne suscite pas d’avantage de compassion de la part de cet ami. Mais sa remarque avait ceci de juste que je ne souffre jamais longtemps, que je n’aime pas m’apesantir sur mon sort et qu’après chaque épreuve j’ai toujours su retomber sur mes pieds, déjà prêt à faire un nouveau pas vers l’avant, le regard bien tourné vers l’avenir et il m’est déjà arrivé de faire une réinitialisation complète de mon environnement (lieux, amis,…) pour assurer ma survie. Je n’emmagasine pas, je ne refoule pas, je ne traîne aucune casserole dans ma tête, aucun fardeau et si un souvenir est trop lourd à porter, j’efface sans remords.

Alors c’est un fait, je ne suis probablement pas à l’endroit qui me convient le mieux, je n’ai clairement pas le travail qui m’irait comme un gant, le passé parfois ressurgit et fait sonner de désagréables grelots, mais cela ne m’empêche pas de vouloir continuer cette vie-ci, d’avoir la rage d’avancer. Alors repartir en arrière, corriger les erreurs, non merci! Je ne serais pas qui je suis aujourd’hui, je n’aurais peut-être pas les amis que j’ai et Chéri à mes côtés. Réécrire l’histoire ne m’intéresse pas, passer ma vie parmi les remords et les regrets m’horripile. Alors je marche sans mémoire, je conduis sans rétroviseur, uniquement motivé par ce que cache l’horizon.

Posted under: Life, Oh Life!

En VolAprès un mois de désertion, me voici de retour sur le net! Il n’y a pas à chercher très loin les raisons de mon silence: j’étais en vacances et il est bien connu que je ne blogue que depuis mon boulot… Et puis il faut dire que ça fait du bien de temps en temps de se couper de tout ce qui fait notre quotidien, d’oublier les soucis au soleil d’un ciel étranger et de se laisser aller à rêver qu’une autre vie est toujours possible ailleurs. Et quoi de mieux pour se vider la tête que la Californie? Soleil, palmiers, activité cérébrale limitée et paysages exceptionnels, parfait pour faire un bon break sans trop de stress et sans pour autant faire le glandu à doigts de pieds en éventail sur la plage.

Les Iris, Vincent Van Gogh

Matthew FoxEt puis j’ai pu vivre d’intenses moments d’émotion comme la reprise de la saison 4 de Lost en direct à la télévision! Fan de le première heure de cette série, je suis content d’y être resté fidèle tant cette saison est hallucinante et prenante. Au Hilton ou à Paris Las Vegas, sur un lit King Size, c’était encore plus jouissif! Il y a eu aussi la visite du Getty Center à Los Angeles où j’ai pu admirer l’un de mes tableaux préférés, Les Iris de Vincent Van Gogh (image ci-dessus). J’ai bien failli pleurer en le voyant là devant moi, pour de vrai, ce tableau dont une reproduction a décoré ma chambre d’adolescent pendant des années. S’il y avait eu un Bonnard, j’aurais fait une syncope mais heureusement pour ma santé, il n’y en avait pas. Et puis il y a eu aussi et surtout l’arrivée de Chéri, une semaine après moi pour nos premières vacances à nous rien qu’à nous.

Grand Canyon

On the roadA l’approche de notre premier anniversaire, cette semaine de vacances entre nous aurait pu faire office de test, mais ni Chéri ni moi ne nourrissions d’inquiétude face à ces journées entières de cohabitation. Nous avons ronronné de bonheur au rythme des kilomètres qui défilaient sous notre voiture, de Santa Monica au Grand Canyon et de Las Vegas à Los Angeles. Les grands espaces étaient à nous, Breathe Me de Sia dans le lecteur CD, chambres d’hôtel à deux pas de la mer, improbable près du Grand Canyon ou avec vue sur une simili Tour Eiffel, j’ai savouré chaque minute de notre séjour américain, fier de jouer les guides touristiques, heureux que tout se passe bien, compulsif dans les magasins. J’aurais aimé que cela dure plus longtemps mais déjà nous savons que ce n’est que partie remise.

Gros JojoPuis est venue l’heure du retour. A peine atteri à Paris, j’abandonnais Chéri pour aller passer quelques jours en famille avec Milly et Jeannot. Retour à la réalité, à l’absence de Jo, à la difficulté d’établir une complicité que je n’ai pas avec eux. Que je n’ai jamais eu. Malgré les tensions avec Milly, le temps pourri à Barcelone et l’esprit flottant de Jeannot, j’ai pris mon mal en patience, rempli ma part des devoirs familiaux pour revenir avec joie à Paris. Home Sweet Home. Qu’il est bon d’être chez soi, chez nous, de retrouver cette ville que j’aime tant et les amis qui vous mettent à jour, à grand renfort de rires, sur les derniers événements interplanétaires qui ont agité nos cercles. Une ombre au tableau cependant: l’anti-diététisme de la nourriture américaine qui m’a fait atteindre des records de poids surperflu…

Posted under: Life, Oh Life!