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FervexIl y a des jours comme aujourd’hui où j’ai l’impression de me diluer jusqu’à devenir inexistant. Où je ne veux rien, où je n’attends rien, où je ne peux rien faire, cerveau bloqué sur un néant total, pensées plus calmes qu’une mer étale. Ce n’est pas un état dépressif mais plutôt comme si j’étais entre parenthèses, totalement incapable d’articuler deux idées entre elles, inapte à tout sauf pour sombrer dans un sommeil où mon encéphalogramme est plus actif que quand je garde les yeux ouverts. Je peine d’ailleurs énormément à écrire ce post, mon esprit décroche toutes les trente secondes mais cette activité a le mérite de nourrir auprès de mes collègues l’illusion que je travaille, chose qui est aujourd’hui totalement au dessus de mes forces.

Très clairement, mon état de santé est la cause de cette hibernation de ma pensée. Je suis complètement shooté au Fervex mon meilleur ami, j’extirpe des litres de morve de mon nez rouge d’irritation, je me déplace au radar. Je rentrerais bien chez moi pour me coucher mais rien que l’idée de me taper une heure de trajet dans les transports en commun, ça me retire toute envie de m’extirper de ma chaise. Ce qui est bien quand je suis dans cet état, c’est que rien ne peut m’atteindre, le monde s’agite autour de moi et je le laisse filer. Un coup de fil désagréable de ma banque? Ok je prends note, je vous rappelle quand j’ai enregistré ce que vous venez de me dire (et qui n’avait pas du tout l’air agréable). Un collègue veut me voir en réunion? Désolé pas possible on remet ça à plus tard et non désolé ce n’est pas négociable. L’apocalypse est pour dans deux heures? Ben tant pis je ferai rien de ce sursis à part dormir peut-être. On me propose d’aller visiter la Cité de l’Architecture ce soir? Navré vraiment mais… navré vraiment point.

De l’indifférence totale à l’état brut. Sans atermoiements, sans regrets, sans espoirs. La journée comme un rêve éveillé dont je ne serais que le spectateur. Le temps qui s’écoule à son véritable rythme, ni rapidement, ni lentement. Il est midi cinquante-trois. Ok, je prends note mais ça ne va rien changer. Je pourrais être une statue de pierre que cela ne changerait rien à la situation. Je ne suis même pas dans l’attente de quelque chose. Je suis juste posé là comme une plante verte et je prends seulement garde de l’arroser régulièrement car l’eau a tendance un peu à m’éveiller et à ne pas avoir l’air trop hagard.

Enfin voilà, la vie {un peu trop réelle} de Colin Ducasse, c’est aussi de grands moments passionnants à raconter…

3 CommentsMake A Comment
  • MyAvatars 0.2

    chondre Said:  

    Euh, et bien de mon côté, j’avais vraiment mal au ventre à cause de mes examens. C’est fou comme les suppositoires à la glycérine peuvent être efficaces.

    PS: Je ne t’en voudrais pas si tu censurais ce commentaire totalement inutile et un peu vulgaire. :)

  • MyAvatars 0.2

    Colin Ducasse Said:  

    Non mais d’où je supprimerais un commentaire aussi instructif sur les suppositoires à la glycérine???

  • MyAvatars 0.2

    le patron Said:  

    A priori, pour l’apocalypse, tu as encore un peu de temps devant toi. Rien n’est prévu avant les vacances de Pâques, ça ferait chier les skieurs. Sinon, c’est bien ici, c’est la première fois que je viens…

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Posted under: Life, Oh Life!