Ces derniers temps, je n’étais pas très motivé pour poster par ici - ou ailleurs. Pourtant j’ai pas mal écrit, j’ai fait quelques brouillons de choses que j’aimerais dire un jour. Mais pas envie finalement. Alors vous ne saurez pas aujourd’hui les liens qui m’unissent à Arthur Rimbaud. Ce n’est pas non plus tout de suite que que vous pourrez lire les motivations profondes qui m’ont fait ouvrir ce blog. Je ne suis d’ailleurs pas sûr de les livrer un jour ces motivations. Enfin on verra. Repoussé à plus tard aussi l’article sur le désarroi que m’inspirent mes collègues, le choc que j’ai éprouvé en découvrant le théâtre de Sarah Kane, mon étrange et écrasante prédilection pour les proses féminines, la dure réalité de la vie sans Jo et l’article sur l’ennui et la non-envie de poster.
Mais tout est là, bits and pieces, ébauches plus ou moins bien avancées, de la matière pour l’avenir. Mais pas pour aujourd’hui.
En ce milieu de semaine, je suis dans un endroit honni. Les déplacements professionnels c’est sympathique quand ils sont synonymes de nouveauté mais quand ils ont la saveur d’un refrain tant de fois répété qu’il écorche les lèvres, à l’image de celui-ci, je me mets en stand by. C’est parfois dur d’expliquer aux autres que c’est du temps rempli de rien, de travail certes mais de rien avant tout, que pour eux la vie continue faite de sorties, de rencontres ou de soirées tranquilles à la maison. En déplacement dans un endroit que je connais par coeur, mes soirées sont des trous noirs qui s’ouvrent au plafond d’une chambre d’hôtel impersonnelle. Le temps mesure la distance qui me sépare de tout ce qui m’est cher, de tout ce qui remplit ma vie et sa lenteur aggrave le poids des absences. Avec l’expérience, j’ai appris à doser mes impatiences, à ne plus me lamenter des heures durant d’être aussi loin dans un lieu pourri entouré de gens pourris. Un peu de résignation teintée de fatalisme.
Pour quelqu’un qui ne voulaient pas écrire, j’ai quand même trouvé quelque chose à dire ce soir ![]()
Peut-être bien parce que je reviens sur Paris demain…

![Le Ver [The Worm]](http://farm3.static.flickr.com/2265/2248239985_e37f290e68_s.jpg)
Spleenr Said:
February 29th, 2008 at 2:16 pm
J’ai hâte de lire ces petits bouts de votre vie mon cher Colin, vous qui dîtes si bien. A bientôt