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Robot at WorkUne tragédie familiale et dix jours de coma social plus tard, me voici de retour au boulot. Autant vous dire qu’à mon arrivée au bureau, j’ai aussitôt failli faire demi-tour pour partir en courant. Mon aversion pour la World Company devient dangereusement pathogène. Enfin, je dis “dangereusement” quand au plus profond de moi-même je m’en réjouis. Récit d’une journée un peu noire.

1) Ce matin, je comptais un petit peu sur Chéri pour me donner l’énergie de me lever. Il avait prévu de partir au boulot vers 8h-8h30 et je pensais pouvoir m’appuyer sur lui pour sortir hors du lit. Là-dessus, pas de souci, j’ai reçu des petits coups réguliers, Chéri m’indiquait l’heure tous les quarts d’heure mais lui-même avait finalement décidé de rester sous la couette. C’est une envie de meurtre qui m’a donné l’énergie me mettre debout ce matin :-)

2) Vient le temps d’affronter le monde extérieur et de reprendre le chemin du taf. Et c’est là, sur le quai du métro (trop tard pour faire demi-tour) que je m’aperçois que je n’ai pas avec moi mon kit du survivant : mon iPod et mon livre. Ces deux-là m’ont beaucoup servi ces derniers jours surtout dans les moments de solitude où il est facile de ruminer des pensées ténébreuses. Durant les derniers jours, difficile de me croiser sans mon shuffle dans les oreilles et sans un bouquin de préférable très très sombre pour me convaincre qu’il y a toujours pire que ma propre situation. Les Mouflettes d’Atropos et Le Cri du Sablier de Chloé Delaume ont ainsi eu droit à une seconde lecture en moins de six mois. Ca m’a fait un bien fou. Mais ce matin, nada, rien à me foutre dans les tympans ou sous les yeux. Je fais définitivement la gueule.

3) J’aurais du le mettre en 1) mais j’ai oublié : nous sommes lundi. J’ai déjà parlé ici de ma haine des dimanche. Elle n’a rien comparé à la rage que j’éprouve contre les lundi. C’est apocalyptique en temps normal alors en période de deuil, je connais pas de mots pour qualifier l’armageddon dont je rêve aujourd’hui.

4) Arrivé au boulot, je me fais la remarque que finalement, contrairement à ce qu’ils disent souvent, ils peuvent très bien se débrouiller tous seuls. L’avantage c’est que personne ne me fait chier. Le problème c’est que je n’ai rien à faire. Et là je ne joue pas le mec qui ne souhaite que d’être enseveli sous le travail pour oublier, pas du tout! En fait je me dis que j’aurais pu encore repousser mon retour et que putain j’ai pas envie d’être assis dans mon bureau à regarder couler la Seine. Sans compter que mon agrégateur frôle l’encéphalograme plat aujourd’hui, que gmail est asthmatique et que mes collègues sont toujours aussi peu funky.

Enfin voilà, il me reste encore deux ou trois heures à végéter pour les bienfaits de la World Company. Ca me rappelle les couleurs qu’un jour j’ai donné aux jours de la semaine. Je devais être en primaire alors et déjà j’avais décrété que les lundi seraient marrons-caca.

1 CommentMake A Comment
  • MyAvatars 0.2

    incipio Said:  

    Haine du dimanche, abhorration de l’ultime des 7 frères. Une seule solution, que je soumets, marche des amitiés, promenade enchantée dans un des coins parisiens, repos sur une pelouse, discussion au soleil de cet hiver printanier ! Bord de seine pour qui veut…

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Posted under: Life, Oh Life!