“Tiens je l’avais jamais faite celle-là”
— Moi
En écrivant ce post l’autre jour, je ne pensais pas être en mesure de vous fournir un exemple frais d’un de mes Mind Black-Outs. J’ai souvent tendance à sous-estimer ce dont je suis capable. Cela vient de se produire, c’est vraiment primeur donc.
Je suis revenu de Teutonie en fin d’après-midi. L’occasion de passer une soirée bien tranquille, allez-vous me dire. Que nenni! J’avais (J’ai) plein de choses à faire, des choses passionnantes du style rangement, ménage, lessive avec interdiction de le repousser à une date ultérieure en raison du squattage imminent de mon appartement.
La chose s’est produite à on retour de la laverie. Je suis rentré chargé de deux gros sacs et j’ai filé dans ma chambre. Pour ranger les linge tout propre? Non non. Pour me faire une petite ballade sur le net. Au bout d’une demi-heure, la raison, qui s’est difficilement frayée un chemin dans mon cerveau, parvient à me remettre dans le droit chemin. C’est là que tu as rangé le linge? — Non, et arrêtez de me poser la question! Les vêtements propres sont toujours dans leurs sacs dans ma chambre, j’ai un post à écrire moi monsieur!
Bon bref, je laisse le linge pour aller faire du rangement dans le salon. Et là, je crois bien que mon oeil droit nota quelque chose d’anormal mais le signal c’est perdu en cours de route. Oh et puis avant de ranger, un petit café-clope (mon régime de base). Demi-tour vers ma kitchenette mignonnette, le kawa coule. Hop, hop… Direction le canapé! C’est à ce moment là que j’hurle* en apercevant le trou noir béant qui s’ouvre sur mon salon. Il aura fallu les deux yeux pour que mon cerveau réagisse.
En rentrant chez moi de la laverie, j’ai “oublié” de refermer la porte de mon appartement derrière moi. Elle était là béante. Ouverte sur la nuit froide de la cage d’escalier. Entre le moment où je suis revenu et celui où je m’en rends compte, il s’est écoulé environ quarante minutes. Quarante minutes au cours desquelles n’importe quel psychopathe aurait pu rentrer chez moi pour m’éviscérer sur le carrelage blanc de ma salle de bain. Un vrai choc!
Alors pour chasser le stress qui m’a envahi, je me jette sur l’ordi pour raconter cette merveilleuse Ha-necdote. Je suis dans le salon. C’est Beyrouth. Le linge attend dans la chambre. La moitié de la vaisselle reste à faire. Je dois me dépêcer de finir pour aller voir Chéri. Et je perds mon temps à écrire un post tout à fait pathétique. Mon cerveau reçoit trop d’ordres en même temps. Je ne sais pas quoi faire. Je suis bloqué. Je crois que je vais mourir!
*Hurlement du type de celui que je pousse lorsque l’on ne fait pas de bruit en revenant des courses et que je sors de la douche. Ceci est un message subliminal à caractère informatif.