Dans les ténèbres mon cœur bat plus fort

J’ai dit tout a une fin même le plus lourd des deuils, j’ai écrit fin de cycle, la force est avec moi, les tringles des sistres tintent à nouveau, bonjour clarté, je suis de retour au vivant. Je n’ai pas dit non plus que j’étais rentré dans la lumière comme un insecte fou, je n’ai pas dit légèreté, petits cœurs sur les i, bisounours et marshmallows. Simplement les larmes ont reflué. Ne pas aller chercher plus loin. Enterrer définitivement ma mère ne me rend pas benoît. Y a d’la joie peut-être chez vous, pas chez moi – il n’y en a jamais eu.

Il n’y a pas de bonheur, il n’y a que des instants de bonheur. Vivre constamment dans un bain de sérénité anesthésiante ne m’intéresse pas mais alors pas du tout. Quoiqu’on en dise, les bons souvenirs sont là pour se dire au fond ça vaut le coup. Mais la douleur, la souffrance, la colère, le heurtement au réel, ce qui fait mal, ce qui laisse plaies cicatrices à l’âme et au corps ont pour eux deux avantages. Ils enseignent à lambda les choses de la vie qui feront de lui (d’elle) un homme mon fils (une femme ma fille) et lui donnent des occasions absolument uniques de se sentir véritablement vivant et de voir le monde, l’existence tels qu’ils sont réellement. Ils lui offrent également l’occasion non négligeable de jouer les drama queens. A ne pas confondre surtout avec tristesse, dépression, nostalgie qui sont tout autant vortex que la béatitude moutonnière de l’illumination divine.

Dans les ténèbres mon cœur bat plus fort et même si les temps sont à l’apaisement, je continue d’entretenir mes noirceurs. Elles brillent de feux plus beaux que les soleils de midi, météores dans le ciel de charbon et couvent les grondements puissants de la terre. J’ai dans la tête une planète encore en formation, régie par la colère des dieux, éruptions dans le cortex et tsunami au lobe frontal, gerbes de laves lancées dans l’espace sidéral de la pensée, la nuit qui s’étale comme une nappe de brouillard, le noir qui colore ma vie d’un kaléidoscope d’images flamboyantes.

La vie avant

La vie avant

La vie avant : une mer étale et, sous un ciel gris plombant, une plage d’ennui rongée par le brouillard. Pas un souffle de vent, panorama figé dans la lueur blafarde de janvier. Pas un bruit, pas même celui d’une respiration, un silence un vrai silence à donner envie d’hurler – mais pas de voixLire la suite…

Paris-Atlantide

Dans mes rêves d’apocalypse, Paris se retrouve toujours intégralement pulvérisé dans une formidable explosion. Où se dressait une ville ne demeure plus qu’un désert radioactif, vide, mort, éternel. Commence alors la lente renaissance de l’humanité. Les années passent et Paris devient un souvenir, ceux qui l’ont vu en parlent avec nostalgie, les autres soupirent deLire la suite…

Les poings dans mes poches crevées

C’était il y a une semaine un cambriolage raté à la Bibounia. J’avais à peine quitté le bureau que je recevais un message de Chéri pour me dire que notre appartement avait été visité, je n’en sais pas plus je te tiens au courant. Une demi-heure de métro à me demander ce qui avait bienLire la suite…

Une Lettre

Cher Monsieur Ducasse, Je me permets de vous écrire afin de me rappeler à votre bon souvenir car il semble en effet que vous m’ayez délaissée voire, je le crains, oubliée. Pourtant nous avions une bonne relation tous les deux, en tout cas il y avait quelque chose, vous ne pouvez pas le nier, ceLire la suite…

Cadences

Enfant j’avais peur du sommeil, des cauchemars, des monstres dans le placard Peur de Freddy Krueger Des serial killers Je luttais contre le poids de mes paupières mais le sommeil toujours finissait par l’emporter Par m’emporter Et au réveil, le soleil, le chants des oiseaux dans les arbres et la voix de maman Finalement jeLire la suite…

Résilience

Il y a bien longtemps que je n’étais pas revenu ici. J’ai l’étrange sentiment de mettre les pieds dans une maison abandonnée depuis longtemps. De la poussière s’est déposée sur les mots, une vague odeur de renfermé flotte dans l’air. Tout est silencieux, immobile. Je me sens un peu coupable car c’est ici que doiventLire la suite…

Flashback

Je n’étais pas retourné dans un hôpital depuis la mort de Jo et je dois bien avouer qu’il y avait longtemps que je n’avais pas pensé à elle, preuve s’il en fallait une des capacités d’auto-défense de ma mémoire. Mais vendredi dernier, en franchissant la porte des urgences, c’est remonté à la surface, les TourmentsLire la suite…

Notre-Dame de Paris (version 2010)

L’Eglise n’a plus beaucoup de poids en France, Frollo est donc un homme politique, on va même dire ministre de l’intérieur ou même président de la République. En campagne électorale sur les marchés, il tombe raide dingue amoureux d’Esméralda, une roumaine qui fait la manche et les sacs dans la foule. Mais il est pasLire la suite…

Autoportrait Septembre 2010

Autoportrait Septembre 2010

Lire la suite…

Autoportrait Août 2010

Autoportrait Août 2010

Lire la suite…

Qui?

Qui suis-je étais-je ou serai-je Au vent qui délie les dunes Au temps qui dilue les neiges Qui ? – un fantôme diurne Une interminable ébauche A la lampe répétée Mille fois mais toujours gauche A jamais inachevéeLire la suite…

La question se pose…

… de savoir si je vais continuer à entretenir ce blog. Il n’y a pas de remise en cause ou de problème d’anonymat Il n’y a pas de lassitude, d’auto-censure ou de manque d’inspiration Il y a juste un manque de temps certain pour écrire ici tout ce je voudrais Il y a le tempsLire la suite…

La place des livres

Ils étaient partout chez nous, dans quasiment toutes les pièces de l’appartement. Je me souviens que les plus beaux, les plus précieux, les plus fragiles étaient dans la bibliothèque en verre du salon ou sur de petites étagères dans l’entrée; ils courraient le long des murs du couloir qui menaient aux chambres et ne laissaientLire la suite…

Une Chanson de saison

Canicule – Jeanne CherhalLire la suite…